Godswell Silverstream JJ

GODSWELL SILVERSTREAM JJ, mâle fawn né le 08/07/2012

Reproducteur de premier plan, à la superbe génétique, primé en concours.

JJ a une fibre de qualité exceptionnelle, dense, crimpée, et restée très fine :

  • Analyse de fibre 2015 (3e tonte) : 16,2µ  SD 3,2  confort : 100%
  • Analyse de fibre 2020 (8e tonte) : 21,3µ  SD 4,7  confort : 95% curvature : 39,1°/mm

Il est compact, de taille moyenne, très bien conformé, gentil et facile à manipuler malgré son problème de cervicales (voir la note en bas de cette fiche).

Génétique de JJ :

Petite information au sujet de JJ :

JJ est arrivé à KerLA en novembre 2019. Un reproducteur réputé, une occasion inespérée de rentrer une nouvelle génétique de haut niveau…

Première séance ostéo sur JJ à son arrivée à KerLA. L’abandon total !

Hélas aussi un mâle avec un problème non signalé à la vente : handicapé par une gravissime arthrose des cervicales, avec blocage définitif de la tête en position haute et raideur de la mâchoire inférieure – constat vétérinaire à l’appui ! Cause certainement accidentelle selon le vétérinaire, problème ancien et non soigné.

Quelques  jours après son arrivée JJ était entre les mains de mon vétérinaire-ostéopathe qui faisait ces tristes constats et cherchait à le soulager… mais le vendeur contacté soutenait n’avoir jamais noté le moindre problème !!!

Séance ostéo du 4/02/20

 

 

 

 

 

Sur toutes les photos JJ porte la tête dans la même position. Il ne faut pas penser qu’il joue le fier : il ne peut tout simplement pas faire autrement, le pauvre !

JJ avait également à son arrivée une étrange collerette de toison très dense autour du cou : une zone visiblement non tondue depuis fort longtemps. A la tonte j’ai compris pourquoi : je ne parvenais même pas à entrer le peigne de la tondeuse dans cette matière dure comme du bois, il a fallu y aller aux ciseaux, centimètre par centimètre, pour dégager une multitude de plis de peaux à la gorge, créés par la position figée de la tête depuis des années. Donc on ne tondait plus cette zone, c’était plus simple ! Sous la mâchoire, ce sont des touffes entières de poils qui se sont décollées de la peau avec une odeur nauséabonde.

Le dessous de la mâchoire de JJ à la tonte : les poils s’arrachent par touffes, l’odeur est nauséabonde 🙁

JJ  a progressivement repris une belle allure, retrouvé de l’entrain et un meilleur moral, malgré son handicap.

Vous imaginez ma rage, ma révulsion et mon mépris pour un éleveur capable d’avoir aussi peu de soin de ses animaux, tout en jouant le professionnel modèle (les initiés savent de qui je parle).

Son handicap et son mal-être ont eu des conséquences sur la fertilité de JJ, car malgré de multiples essais il n’a réussi que très peu de saillies pour sa première saison à KerLA. Mais je croise les doigts pour la saison à venir. Et de toutes façons ce pauvre bonhomme restera avec moi pour tout le reste de sa vie, c’est mon petit préféré parmi mes étalons, avec mon gentil Panache et mon beau Cantabria. Je ne regrette en rien de l’avoir acheté, malgré tout. Et sa génétique reste exceptionnelle.

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FOIN 2021

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Réussir la récolte de foin annuelle est un enjeu majeur de la vie de l’élevage, car un foin de qualité et appétent est essentiel à la bonne santé des alpagas.

L’idéal est de pouvoir produire son propre foin, pour maîtriser la qualité, s’assurer de l’absence de plantes toxiques comme le séneçon, et connaître les intrants utilisés :  à KerLA environ 6ha de prairies naturelles sont fauchés chaque année, les seuls intrants sont le fumier des alpagas composté et épandu tous les deux ans (sur les parcelles réservées au foin), et de la chaux sur les parcelles pâturées, pour atténuer l’acidité des sols.

Stockage des rounds sous le hangar

Sur ces parcelles, une partie de la fenaison est assurée par un agriculteur de la commune, en rounds que l’on partage. Certes avec ce système on ne récupère que la moitié de la récolte, mais en principe le partenaire cherche à faire de la qualité, puisqu’il en prend sa part. C’est donc une bonne solution quand on n’a pas de matériel ou de temps pour être autonome. Bien que, les années où sa propre production est importante, le partenaire puisse avoir tendance à négliger le foin fait en partage : moins de fanage, moins d’attention à la météo, recherche de gain de temps au détriment de la qualité…   Mais quoiqu’il en soit ce système reste plus sûr que de se tourner vers une entreprise agricole, j’en ai fait l’amère expérience : quand on n’a pas de grandes surfaces à faire, même avec un statut d’agriculteur, on est placé en bouche-trou dans le planning, et les créneaux de fenaison sont loin d’être les meilleurs !

Bref l’idéal est en fait d’être autonome et de maîtriser la part la plus grande possible de sa production : depuis 2013 je réussis à faire une partie (plus ou moins importante selon les années) de ma récolte en petites bottes de 10/13kg, grâce au vieux matériel de fenaison soigneusement entretenu année après année par mon ami Philippe.

Faneuse-andaineuse Super Strella

Donc chaque année, entre mi-mai et début juillet, c’est le même stress intense… D’ailleurs je ne prends ni stage, ni visite pendant cette période, pour garder mon entière disponibilité et pouvoir réagir en fonction de la météo agricole, que je consulte plusieurs fois par jour. Révision et graissage du matériel (tracteur, barre de coupe, faneuse/andaineuse, presse) ; nettoyage des hangars et mise en place des palettes qui isoleront le foin du sol ; recherche de coups de main pour aider à relever, retourner, rassembler, rentrer et engranger des centaines de petites bottes…

Période de fenaison épuisante physiquement et nerveusement. Pour la première fois cette année j’en ai fait une grande partie seule, et j’ai assumé de bout en bout le processus, du fauchage au pressage, y compris l’épuisant ballet d’attelage/dételage du vieux matériel qui casse le dos et fait perdre des litres de sueur ! Mais j’ai mesuré comme jamais à quel point ce sont des moments privilégiés de rapprochement avec nos racines, avec le sens de la vie, avec la nature. Par moments, seule sur mon tracteur, entre bois et champs, sans personne aux alentours, j’ai eu une sensation de plénitude, de réalisation. Cette herbe que je fauche, fane et mets en bottes, avec ses incroyables parfums, elle assure la nourriture de mes animaux pour l’année à venir, elle contribue à la pérennité de mon activité, et déjà elle renaît, elle repousse à peine coupée (je veille à ne pas faucher trop court pour favoriser cette repousse, surtout dans les parcelles que les animaux vont pâturer pendant l’été)…

Immuable et merveilleux cycle de la nature, simple, rassurant.

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