LES ALPAGAS DE KerLA

LES ALPAGAS de KerLA

Entre 70 et 80 alpagas se partagent les 14 hectares de pâtures de KerLA.

Au départ j’avais pensé n’élever que des suris : j’ai toujours eu un faible pour leur élégance, leur beauté tellement particulière, ces sublimes mèches qui les enveloppent et dansent au moindre mouvement. Leur caractère aussi est particulier : souvent plus vifs que les huacayas quand ils sont jeunes, ils deviennent plus proches une fois qu’on a gagné leur confiance…

Mais quand j’ai commencé les suris étaient difficiles à trouver, alors j’ai opté pour partager le troupeau entre suris et huacaya, puis au fil des années, avec le jeu de la sélection et des opportunités d’achat je me suis retrouvée avec une grosse majorité de huacayas.

Nous voici en 2021, je suis dans ma 10e saison d’élevage professionnel, et je vois avec satisfaction les résultats de mon travail. Oh j’ai fait des erreurs, je n’ai pas toujours fait les bons choix, faute de moyens mais aussi faute de possibilité de me déplacer facilement pour aller sélectionner des reproducteurs (seule sur l’élevage, chaque déplacement est très compliqué à organiser).

Mais j’ai appris de ces erreurs, et s’il m’a fallu plus de temps que si j’avais démarré avec des animaux d’exception, comme certains ont la chance de pouvoir le faire, mon cheptel évolue à présent vers le type d’animaux que je souhaite, en morphologie comme en qualité de fibre sans oublier le caractère. Alpagas calmes, sympas, de taille moyenne, à l’ossature solide, bons aplombs, rusticité, tête expressive sans excès de laine autour des yeux et sur le nez. Bien sûr fibre très fine avec densité, uniformité et longueur. De plus en plus de crimp. Et surtout, mon objectif principal : la durabilité de la finesse dans le temps !

Je vous présente mes animaux dans les pages suivantes :

Quid des concoursJe n’ai pas de possibilité de remplacement sur la ferme, il est donc très compliqué pour moi de m’absenter plus d’une journée. Or les (rares) concours sont souvent très éloignés, et impliquent une absence de 3 jours. Donc j’ai dû toutes ces dernières années faire une croix sur ce type de manifestations.

Plusieurs de mes animaux avaient été primés avec leurs anciens propriétaires, en Grande-Bretagne et en France, et leurs toisons également : mon étalon gris Lightfoot Maldoone, mes suris Zola et Zincala (respectivement Suprême Champion Suri du Scottish National Fleece Show en 2009, et 1er prix suri gris et championne des couleurs de ce même show prestigieux en 2011) ou encore ma femelle Giroflée en 2016 à St Laurent de Chamousset.

Pour ma part je n’ai hélas eu la possibilité de m’absenter que pour 2 concours : Bourges en 2014 (qui se déroulait sur une journée et n’était qu’à 4h de route), j’ai pu amener 5 jeunes qui ont tous les 5e été primés. Et Janvry en septembre 2019, dans l’Essonne : les 7 animaux présentés aux juges de l’AELAS ont ramené chacun un prix, et un Réserve Champion marron pour Niaouli.

Quid des couleurs ?
Mes alpagas présentent toutes la palette des couleurs, car je souhaite avoir des teintes naturelles variées pour ma production artisanale de laine.Toutefois je m’intéresse plus particulièrement au gris et, de plus en plus à présent, au fauve.

Le gris est une couleur encore rare et difficile, sur laquelle beaucoup de travail reste à faire pour obtenir des fibres fines, denses et bien structurées. Certains croisements sont à risque : gris sur gris entraîne davantage d’avortements et de crias mort-nés par exemple, et gris sur un alpaga porteur du gêne tache blanche peut produire des blancs aux yeux bleus, les BEWs, qui sont sourds dans 90% des cas (pour les infos sur les BEWS, voir cette page).

 

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FOIN 2021

Foin 2021

Réussir la récolte de foin annuelle est un enjeu majeur de la vie de l’élevage, car un foin de qualité et appétent est essentiel à la bonne santé des alpagas.

L’idéal est de pouvoir produire son propre foin, pour maîtriser la qualité, s’assurer de l’absence de plantes toxiques comme le séneçon, et connaître les intrants utilisés :  à KerLA environ 6ha de prairies naturelles sont fauchés chaque année, les seuls intrants sont le fumier des alpagas composté et épandu tous les deux ans (sur les parcelles réservées au foin), et de la chaux sur les parcelles pâturées, pour atténuer l’acidité des sols.

Stockage des rounds sous le hangar

Sur ces parcelles, une partie de la fenaison est assurée par un agriculteur de la commune, en rounds que l’on partage. Certes avec ce système on ne récupère que la moitié de la récolte, mais en principe le partenaire cherche à faire de la qualité, puisqu’il en prend sa part. C’est donc une bonne solution quand on n’a pas de matériel ou de temps pour être autonome. Bien que, les années où sa propre production est importante, le partenaire puisse avoir tendance à négliger le foin fait en partage : moins de fanage, moins d’attention à la météo, recherche de gain de temps au détriment de la qualité…   Mais quoiqu’il en soit ce système reste plus sûr que de se tourner vers une entreprise agricole, j’en ai fait l’amère expérience : quand on n’a pas de grandes surfaces à faire, même avec un statut d’agriculteur, on est placé en bouche-trou dans le planning, et les créneaux de fenaison sont loin d’être les meilleurs !

Bref l’idéal est en fait d’être autonome et de maîtriser la part la plus grande possible de sa production : depuis 2013 je réussis à faire une partie (plus ou moins importante selon les années) de ma récolte en petites bottes de 10/13kg, grâce au vieux matériel de fenaison soigneusement entretenu année après année par mon ami Philippe.

Faneuse-andaineuse Super Strella

Donc chaque année, entre mi-mai et début juillet, c’est le même stress intense… D’ailleurs je ne prends ni stage, ni visite pendant cette période, pour garder mon entière disponibilité et pouvoir réagir en fonction de la météo agricole, que je consulte plusieurs fois par jour. Révision et graissage du matériel (tracteur, barre de coupe, faneuse/andaineuse, presse) ; nettoyage des hangars et mise en place des palettes qui isoleront le foin du sol ; recherche de coups de main pour aider à relever, retourner, rassembler, rentrer et engranger des centaines de petites bottes…

Période de fenaison épuisante physiquement et nerveusement. Pour la première fois cette année j’en ai fait une grande partie seule, et j’ai assumé de bout en bout le processus, du fauchage au pressage, y compris l’épuisant ballet d’attelage/dételage du vieux matériel qui casse le dos et fait perdre des litres de sueur ! Mais j’ai mesuré comme jamais à quel point ce sont des moments privilégiés de rapprochement avec nos racines, avec le sens de la vie, avec la nature. Par moments, seule sur mon tracteur, entre bois et champs, sans personne aux alentours, j’ai eu une sensation de plénitude, de réalisation. Cette herbe que je fauche, fane et mets en bottes, avec ses incroyables parfums, elle assure la nourriture de mes animaux pour l’année à venir, elle contribue à la pérennité de mon activité, et déjà elle renaît, elle repousse à peine coupée (je veille à ne pas faucher trop court pour favoriser cette repousse, surtout dans les parcelles que les animaux vont pâturer pendant l’été)…

Immuable et merveilleux cycle de la nature, simple, rassurant.

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