ÉCHEVEAUX et PELOTES

METTRE LA LAINE FILÉE EN ÉCHEVEAUX ET EN PELOTES

Écheveaux et pelotes sont la dernière étape de la réalisation d’un fil, l’écheveau permet de le laver puis de le stocker, la pelote de l’utiliser pour tricoter, crocheter ou tisser. Plusieurs outils sont nécessaires.

Echeveaudoir

La bobine de fil préparée sur le rouet est mise en écheveau à l’aide d’un dévidoir. Il en existe de plusieurs types, du niddy-noddy (simple mandrin très pratique) au majestueux écheveaudoir en bois, en passant par les dévidoirs en parapluie ou à manivelle que l’on trouve facilement dans les brocantes. (Les écheveaudoirs en plastique vendus sur certains sites ont un prix très modique, mais ils se déforment et le résultat n’est pas très satisfaisant).

Niddy-noddy

Niddy-noddy

Le diamètre de chaque tour de fil sur le dévidoir étant connu, on peut facilement établir la longueur approximative de fil de chaque écheveau.

Quand tout le fil de la bobine a été transféré sur le devidoir, on le noue avec des brins de laine en plusieurs endroits, puis on le retire du dévidoir pour l’étape du blocage : l’écheveau est trempé dans l’eau (éventuellement lavé), ou juste passé à la vapeur si un lavage avant filage avait été fait..

Lavage d'un écheveau

Lavage au savon neutre si la laine est sale. Sinon simple trempage à l’eau tiède vinaigrée (pour donner du gonflant) et quelques gouttes d’HE de lavande (pour une bonne senteur de la laine).

Lavage d'un écheveau

L’écheveau lavé peut être essoré très doucement dans une banale essoreuse à salade pour faciliter le séchage et éviter que le fil se déforme sous le poids de l’eau.

 


 

 

 

 

 

 

Echeveaux et pelotesL’écheveau est ensuite suspendu pour sécher, parfois avec un poids pour tendre le fil (selon l’effet que l’on veut obtenir).

Une fois sec, l’écheveau est tordu sur lui-même pour être stocké. Il est préférable de garder la laine en écheveau si on ne compte pas l’utiliser rapidement, car la mise en pelote exerce une tension qui peut abîmer la fibre.

Les écheveaux filés main ne peuvent avoir un poids standard comme les pelotes industrielles du commerce, il est très difficile de les calibrer au gramme près, c’est pourquoi le tarif est en général fixé aux 100g et le prix de vente est calculé au prorata du poids réel.

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour tricoter ou tisser, il faut mettre l’écheveau en pelote : on le repositionne sur l’écheveaudoir, et on utilise un bobinoir pour créer la pelote :

Echeveaux et pelotes

Mise en pelote sur le bobinoir

Echeveaux et pelotesEcheveaux et pelotes
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FOIN 2021

Foin 2021

Réussir la récolte de foin annuelle est un enjeu majeur de la vie de l’élevage, car un foin de qualité et appétent est essentiel à la bonne santé des alpagas.

L’idéal est de pouvoir produire son propre foin, pour maîtriser la qualité, s’assurer de l’absence de plantes toxiques comme le séneçon, et connaître les intrants utilisés :  à KerLA environ 6ha de prairies naturelles sont fauchés chaque année, les seuls intrants sont le fumier des alpagas composté et épandu tous les deux ans (sur les parcelles réservées au foin), et de la chaux sur les parcelles pâturées, pour atténuer l’acidité des sols.

Stockage des rounds sous le hangar

Sur ces parcelles, une partie de la fenaison est assurée par un agriculteur de la commune, en rounds que l’on partage. Certes avec ce système on ne récupère que la moitié de la récolte, mais en principe le partenaire cherche à faire de la qualité, puisqu’il en prend sa part. C’est donc une bonne solution quand on n’a pas de matériel ou de temps pour être autonome. Bien que, les années où sa propre production est importante, le partenaire puisse avoir tendance à négliger le foin fait en partage : moins de fanage, moins d’attention à la météo, recherche de gain de temps au détriment de la qualité…   Mais quoiqu’il en soit ce système reste plus sûr que de se tourner vers une entreprise agricole, j’en ai fait l’amère expérience : quand on n’a pas de grandes surfaces à faire, même avec un statut d’agriculteur, on est placé en bouche-trou dans le planning, et les créneaux de fenaison sont loin d’être les meilleurs !

Bref l’idéal est en fait d’être autonome et de maîtriser la part la plus grande possible de sa production : depuis 2013 je réussis à faire une partie (plus ou moins importante selon les années) de ma récolte en petites bottes de 10/13kg, grâce au vieux matériel de fenaison soigneusement entretenu année après année par mon ami Philippe.

Faneuse-andaineuse Super Strella

Donc chaque année, entre mi-mai et début juillet, c’est le même stress intense… D’ailleurs je ne prends ni stage, ni visite pendant cette période, pour garder mon entière disponibilité et pouvoir réagir en fonction de la météo agricole, que je consulte plusieurs fois par jour. Révision et graissage du matériel (tracteur, barre de coupe, faneuse/andaineuse, presse) ; nettoyage des hangars et mise en place des palettes qui isoleront le foin du sol ; recherche de coups de main pour aider à relever, retourner, rassembler, rentrer et engranger des centaines de petites bottes…

Période de fenaison épuisante physiquement et nerveusement. Pour la première fois cette année j’en ai fait une grande partie seule, et j’ai assumé de bout en bout le processus, du fauchage au pressage, y compris l’épuisant ballet d’attelage/dételage du vieux matériel qui casse le dos et fait perdre des litres de sueur ! Mais j’ai mesuré comme jamais à quel point ce sont des moments privilégiés de rapprochement avec nos racines, avec le sens de la vie, avec la nature. Par moments, seule sur mon tracteur, entre bois et champs, sans personne aux alentours, j’ai eu une sensation de plénitude, de réalisation. Cette herbe que je fauche, fane et mets en bottes, avec ses incroyables parfums, elle assure la nourriture de mes animaux pour l’année à venir, elle contribue à la pérennité de mon activité, et déjà elle renaît, elle repousse à peine coupée (je veille à ne pas faucher trop court pour favoriser cette repousse, surtout dans les parcelles que les animaux vont pâturer pendant l’été)…

Immuable et merveilleux cycle de la nature, simple, rassurant.

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