LAMAS À VENDRE

LAMAS À VENDRE :

J’ai cessé l’élevage de lamas en 2018, pour les raisons que j’expose sur la page « Les lamas de KerLA ».

Mes derniers reproducteurs sont vendus, une page s’est tournée en cet automne 2018… Je garde pour l’instant trois mâles, pour le simple plaisir d’avoir des lamas sur la ferme : mes deux petits jeunes de l’année, Quinoa et Quetzal, ainsi que mon mâle castré Tawak, né en 2012.

Tawak est toutefois disponible à la vente, si quelqu’un souhaite lui offrir une belle vie en compagnie d’autres mâles castrés. Il est éduqué et bien manipulé, facile, idéal pour la randonné. Comme il a été étalon, je déconseille de le mettre avec des lamas mâles entiers ou des femelles. Ici il s’entend très bien avec les alpagas mâles entiers avec lesquels il vit :

  • TAWAK DE LA BOUBLE, né le 05/04/2012. Mâle castrép1260011-copier

Très beau lama lainé, marron, extrémités noires et nez blanc. Bien lainé, avec une bonne ossature, de bons aplombs, une taille moyenne.

TAWAK a reproduit en 2015 et en 2016. Il a été castré en 2017 pour éviter la consanguinité dans l’élevage. Il est éduqué, bien manipulé, respectueux..

Idéal pour compagnie et randonnée.

Prix de TAWAK : 1200€ HT (+ TVA) à débattre

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Sur les pages ci-dessous, quelques lamas de l’élevage qui sont partis découvrir de nouveaux pâturages à travers la France :

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A SAVOIR 

L‘achat d’un lama doit être réfléchi et documenté, c’est un engagement pour 20 ans ! Un éleveur sérieux insiste toujours sur deux règles éthiques fondamentales :

* Un lama ne doit jamais vivre seul, et un congénère est toujours préférable à un âne, un cheval ou autre.

* Deux lamas ne doivent pas vivre en couple mâle/femelle. Le mythe de la petite famille papa/maman/bébé ne correspond pas du tout au schéma social de ces animaux et peut entraîner  des problèmes graves pour la femelle, et aussi pour l’éventuel petit à naître. Les éleveurs qui proposent des couples ne sont pas des éleveurs sérieux, ils pensent à leur porte-monnaie parce qu’un couple se vend bien, ils font miroiter le retour sur investissement que sera le petit, mais se gardent bien d’évoquer les risques et se lavent les mains des soucis de santé que pourra avoir la femelle sans arrêt soumise aux avances du mâle pendant ses 12 mois de gestation, ou du danger lors de la mise-bas et pour le jeune cria.

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Quelques mots, pour ceux qui ont le courage de lire !

Élever sérieusement des lamas prend du temps et est un réel investissement (financier et affectif) : une femelle n’a qu’un petit par an, qu’elle porte environ 12 mois, avec des risques élevés d’avortement en début de gestation. Une femelle donne en moyenne 2 crias sur 3 ans… Chaque petit est donc très précieux pour l’éleveur : une perte à la naissance ou en cours de gestation signifie la perte d’une année de travail…

Un jeune lama proposé à la vente au sevrage (à partir de 6 mois) représente donc près de 2 années de travail, de soins, d’attention, de coûts d’élevage et de frais vétérinaires pour lui et sa mère, sans compter le temps consacré à son éducation (désensibilisation pour prendre les pieds, brossage, tonte à l’attache, marche au licol, embarquement dans le camion…).

Le prix des crias à la vente doit donc correspondre au lissage de tous les coûts et aléas de l’élevage pour que l’activité soit viable.. Et pourtant beaucoup d’acheteurs ont en tête un budget de 300 ou 400€, parce que c’est à ce prix que les cirques, certains zoos et les particuliers vendent hélas leur « production »… (sans garanties sanitaires, ni suivi, ni éducation, ni identification, ni déclaration de revenus…). Et ces mêmes acheteurs savent ensuite trouver les éleveurs professionnels pour réclamer (gratuitement) de l’aide face aux soucis de santé ou aux problèmes comportementaux qu’ils rencontrent 🙁

Éleveur professionnel, je me consacre à temps plein à mes animaux. Je propose des lamas de très bonne origine, sélectionnés, sains, manipulés, éduqués au licol et habitués au contact avec l’homme. Je réalise un suivi sanitaire rigoureux de mes animaux, avec des analyses régulières et coûteuses, je consacre beaucoup de temps à leur éducation et assure auprès de mes clients un suivi et un service après-vente sérieux. Je supporte les charges d’une exploitation agricole sans subvention (tous les agriculteurs ne croulent pas sous les primes européennes), avec depuis 2014 le poids considérable d’une TVA passée à 20% (elle était à 5,5% en 2011) qui rend la concurrence des amateurs dramatique pour les éleveurs assujettis.

C’est cette concurrence incontrôlable qui m’a poussée – comme d’autres pros – à jeter l’éponge en 2018, trop écoeurée par les mentalités actuelles dans ce milieu : désormais je n’élèverai plus de lamas, à mon grand regret, parce qu’économiquement il est devenu impossible de s’en sortir.

 

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