LA TONTE

LA TONTE DES LAMAS ET ALPAGAS

La tonte a lieu en principe chaque année, entre avril et juin (sauf pour les lamas classiques et les alpagas suri qui peuvent être tondus moins souvent). Les tondeurs  spécialisés commencent en principe leur saison dans le Sud et la finissent dans le Nord, pour s’adapter au climat.

  • Elevage KerLA

    Tonte de MINOUCHE, lama lainée – 2015

    TONTE DES LAMAS :

Les lamas classiques peuvent n’être tondus que tous les deux ou trois ans si on prend soin d’entretenir leur toison  rustique et courte par un bon brossage qui élimine les fibres mortes et la bourre.

Les lamas lainés, par contre, doivent être tondus chaque année, pour leur santé et leur confort. Il est indispensable de pratiquer au moins une tonte du buste (dos, flancs et ventre) pour protéger l’animal des coups de chaleur.

P1170514 (Copier)

Tonte de CARINA – 2015

Avec un lama bien éduqué, cette tonte se fait debout, à l’attache. J’utilise pour ma part de simples ciseaux à lames longues et dotés d’un bon ressort (on peut utiliser une force à moutons, mais je n’aime pas trop).

Ci-dessous : détails de la tonte aux ciseaux (tonte de Laska, juin 2016) :

 

  • TONTE DES ALPAGAS

Elevage KerLALes alpagas sont tondus entravés et couchés car leur fibre sèche est très délicate à tondre. Les immobiliser permet de prélever la toison sans l’abîmer, mais aussi protège le tondeur et ses assistants des mouvements brusques, et limite les risques de blessure pour l’animal.

On les allonge sur un épais tapis de caoutchouc à l’aide d’un système de cordes et de poulies. Tout se fait dans le calme et la douceur, pour les stresser le moins possible. Il suffit de voir l’alpaga tout juste tondu venir flairer le tondeur qui vient de s’occuper de lui pour comprendre que l’animal ne garde pas un trop mauvais souvenir de son expérience .

La tonte prend beaucoup plus de temps que celle d’un mouton : entre 15 et 20 minutes. On en profite pour tailler les ongles et limer les dents si nécessaire, éventuellement faire un vaccin ou un vermifuge. C’est aussi l’occasion de vérifier l’absence de blessure ou de parasites sur tout le corps de l’animal.

Tonte de PATCH, mai 2017 – Elevage KerLA

Tonte d’une femelle gestante :

Tonte de HILDA – 10 juin 2016 – Son cria est né le 29 juin

L’état de gestation avancée n’est pas un obstacle à la tonte, il faut simplement redoubler de douceur et prendre les plus grandes précautions dans les manipulations et lors du passage de la tondeuse sur le ventre.

Taille des onglons

 

Taille des ongles

la position couchée de l’animal facilite l’examen des ongles et leur taille soignée, avec un sécateur de bonne qualité.

 

Limage des dents

Crocs de combat de PICASSO, 9 ans. Vérifiés chaque année pour limer la pointe si nécessaire.

les incisives des alpagas, au nombre de 6 sur la mâchoire inférieure, poussent en permanence : il faut vérifier leur bonne usure et si nécessaire les limer.

Pour les mâles entiers, il est indispensable de limer également les canines (appelées crocs de combat : 4 en haut, 2 en bas), pour éviter les blessures lors de rixes entre mâles (arrachage des testicules entre autres !).

 

Injections :

la tonte est aussi l’occasion de faire aux animaux quelques injections indispensables à leur bonne santé : vitamines, vermifuge, parfois vaccin (même si beaucoup déconseillent le vaccin lors de la tonte, il semblerait que le stress induit diminue son effet).

Quelques photos de la tonte 2017 :

Tonte de SAM – Élevage KerLA – mai 2017

Tonte de SYLVESTER – Élevage KerLA – mai 2017

Tonte de NIAOULI – Élevage KerLA – mai 2017

Tonte de NACARAT – Élevage KerLA – mai 2017

Après la tonte :

BAKARA tonte

Page suivante : La gestion des saillies

Retour aux NOTIONS D’ÉLEVAGE

Articles récents

Nouvelles de mars…

En ce mois de mars 2020, c’est l’impression irréelle de vivre le scénario d’un mauvais film de science-fiction… Le monde quasi à l’arrêt, des millions de personnes confinées chez elles sur toute la planète, un virus incontrôlable, la « distanciation sociale » devenue une norme, et à l’inverse la vie sauvage et la nature qui retrouvent leur éclat. Aurait-on pu imaginer cela quand on se souhaitait distraitement les voeux de bonne année en janvier dernier ?

Situation inédite. Invraisemblable et indescriptible. Dramatique (surtout quand la santé est atteinte). Inquiétante pour tous (l’économie à l’arrêt, nous allons être nombreux à y laisser des plumes et peut-être à ne pas pouvoir nous relever). Fascinante aussi, car jamais le lendemain, proche comme lointain, n’a été ainsi remis en question…

Et si on pouvait entretenir l’espoir que quelque chose de positif naisse de cette crise ? Une prise de conscience globale de l’absurdité du fonctionnement de nos sociétés actuelles, et un rejet des engrenages d’un système mondialisé malade qui nous ont précipités dans cette crise ? On peut toujours rêver…

En attendant mes animaux me font garder les pieds sur terre, car au final le confinement ne modifie guère la vie quotidienne quand on est éleveur, je n’ai pas davantage de temps pour la télé (que je n’ai pas), les réseaux sociaux, ou toute autre activité « de confinement » véhiculée par le Web, ce réseau nourricier dont nous sommes tous devenus ultra-dépendants (en mal chronique d’une connexion stable sur ma ligne fatiguée au fond de ma campagne, je me trouve bien en peine, les jours sans, pour garder contact avec mes clients ou réaliser les taches administratives !).

REFLET de KerLA Education à la longe

Donc la vie de la ferme continue…

En mars, en plus du travail de nourrissage et de nettoyage quotidien, ce sont les sevrages qui se poursuivent, les jeunes qu’il faut éduquer au licol et à la marche en longe, l’ouverture de pâtures d’herbe nouvelle à tout ce petit monde, avec la vérification des clôtures, des barrières à fabriquer…

Début mars deux petits gars sont partis rejoindre leur nouvelle famille sur Lyon : ROMÉO et RAFT… Deux grands copains qui partent ensemble, le rêve pour un éleveur.

NIAOULI de KerLA

Les autres départs prévus aussi en mars, eux, se trouvent reportés à cause du confinement :

– mon étalon NIAOULI ne rejoindra finalement son nouveau lieu de vie (et de travail) dans l’Allier qu’après la reprise de la circulation. Il aura ainsi le plaisir de faire quelques saillies ici avant de partir 🙂

– les deux petites jeunes RÉBÉA et RAFALE, qui partent ensemble vers une nouvelle vie, attendront aussi la fin de crise pour rejoindre la Charente-Maritime.

 

Visites d’élevage, visites d’achat et stages resteront bien entendu suspendus aussi longtemps qu’il faudra.

Bon courage à tous pour traverser cette période difficile.

 

 

 

  1. Toisons en microfilature Laisser un commentaire
  2. Départs de l’élevage Commentaires fermés sur Départs de l’élevage
  3. Bonjour 2020 Commentaires fermés sur Bonjour 2020
  4. Activités automnales Commentaires fermés sur Activités automnales
  5. Automne 2019 Commentaires fermés sur Automne 2019
  6. Petite escapade à Janvry Commentaires fermés sur Petite escapade à Janvry
  7. STAGE LAINE août 2019 Commentaires fermés sur STAGE LAINE août 2019
  8. En route pour la saison 2020 Commentaires fermés sur En route pour la saison 2020
  9. Tonte maison Commentaires fermés sur Tonte maison
  10. Quelques nouvelles… Commentaires fermés sur Quelques nouvelles…
  11. Premières femelles de l’année Commentaires fermés sur Premières femelles de l’année
  12. Première naissance 2019 Commentaires fermés sur Première naissance 2019
  13. Éducation au licol Commentaires fermés sur Éducation au licol
  14. Un alpaga n’est pas un jouet ! Commentaires fermés sur Un alpaga n’est pas un jouet !
  15. Nouveaux parcs Commentaires fermés sur Nouveaux parcs
  16. Ostéopathie pour alpagas Commentaires fermés sur Ostéopathie pour alpagas
  17. Sevrage des crias Commentaires fermés sur Sevrage des crias
  18. Meilleurs voeux Commentaires fermés sur Meilleurs voeux
  19. Travaux d’automne Commentaires fermés sur Travaux d’automne