Le problème de l’imprégnation des mâles : le syndrome du mâle furieux

Le petit camélidé est très sensible à l’imprégnation : manipulé comme une peluche au cours de ses premiers mois, il devient très proche de l’homme, un vrai petit nounours qui vous fait des câlins, vous suit partout, rentre dans la maison. C’est tellement mignon…

Sauf que vers 2 ans 1/2, quand il atteint la maturité sexuelle, le jeune mâle un beau jour ne vous voit plus comme un copain de jeu, mais comme un rival à dominer ; il devient donc agressif, voire dangereux. Ses hormones le poussent à exclure tout intrus de son territoire : il commence par bloquer le passage, puis il défie, bouscule, crache, intimide, et l’étape suivante peut être l’agression pure et simple : il se lève contre l’humain, le renverse, le piétine, le mord… Or le mâle possède des dents de combat, redoutables crochets recourbés vers l’arrière, que peu de particuliers se soucient de faire limer après leur pousse définitive vers l’âge de 3-4 ans…  

Ce comportement, c’est le syndrome du mâle furieux (berserk male syndrome), bien connu des éleveurs, qui doivent tout faire pour l’éviter. Pourtant trop d’éleveurs amateurs (et quelquefois hélas certains professionnels) mettent sur le marché des jeunes adooorables, parfois élevés au biberon, tellement séduisants pour l’acheteur novice qui craque forcément… mais ce sont de véritables bombes à retardement.

Alors si on vous présente des mâles à vendre, quel que soit l’âge, fuyez ceux qui vous collent et cherchent des câlins, mordillent vos vêtements, vous bousculent. L’imprégnation est irréversible : le cerveau s’est définitivement structuré sur de mauvaises bases, même la castration ne résout pas le problème.

Pour votre sécurité achetez un animal qui montre du respect envers l’homme, qui reste en dehors de votre espace personnel tant que vous ne l’invitez pas à y entrer. Ce sera un excellent compagnon.

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