Gérer un mâle reproducteur

Dans un élevage n’ayant qu’un seul étalon, il est envisageable de laisser le mâle dans le troupeau s’il y a suffisamment de femelles pour distraire le mâle de l’idée d’agresser indéfiniment une femelle déjà gestante, ou de saillir une petite cria non sevrée. C’est une solution pratique qui facilite le travail, certes mais qui comporte des inconvénients : d’une part il est impossible de connaître les dates de saillie, (et donc d’estimer la date de mise bas) et d’autre part on ne sait pas si toutes les femelles ont bien été saillies (certaines femelles très dominantes peuvent refuser un mâle qui ne leur plaît pas et le tenir à distance indéfiniment ; à l’inverse le mâle peut s’acharner sur une femelle qui ne sait pas refuser ses avances, et si elle est déjà pleine la gestation peut être compromise par le stress).

De plus il est dangereux de laisser le mâle dans le troupeau lors d’une mise-bas : il arrive qu’il cherche à saillir la femelle qui met bas, et risque ainsi de blesser le nouveau-né.

Et pour un éleveur qui travaille la sélection avec plusieurs mâles et des objectifs de mariage bien précis (et d’autres à éviter absolument pour cause de consanguinité), ce mode opératoire est de toutes façons impossible !

La saillie dite en main est sans doute moins « romantique », mais elle permet de gérer le calendrier des naissances, et d’éviter certains soucis. De plus, à la différence de la monte en main chez les équidés (où la jument est le plus souvent entravée pour ne pas pouvoir exprimer son mécontentement), la femelle lama ou alpaga a son mot à dire face au mâle, et quand c’est non, c’est non !

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