A propos de KerLA

A PROPOS de KerLA…

Logo élevageKerLA

Logo de l’élevage (merci papa pour ce dessin)

Quand je parcours des sites sur Internet, j’apprécie de découvrir certaines informations sur les motivations qui ont poussé les gens à créer leur activité, à faire tel ou tel choix décisif… Sans entrer dans le déballage de la vie privée, qui ne m’intéresse pas.

Et comme certaines questions reviennent souvent de la part des personnes qui viennent visiter ma ferme ou me parlent de mon activité, j’ai eu envie de donner quelques explications :

  1. Pourquoi élever des petits camélidés ?
  2. Pourquoi lamas ET alpagas ?
  3. Pourquoi la Mayenne ?
  4. Pourquoi le nom « KerLA » ?

1 – Pourquoi élever des petits camélidés ?

J’ai croisé la route des petits camélidés en 2004, chez des amis qui possédaient plusieurs lamas. A cette époque je préparais une reconversion professionnelle en élevage équin, pour pouvoir me consacrer enfin à temps plein à ma passion de toujours : les chevaux…. Mais cette rencontre avec les lamas m’a inoculé un virus qui, irrésistiblement, a réorienté mon projet en direction des petits camélidés. Autres perspectives, avec la satisfaction, pour la végétarienne que je suis, de savoir que les animaux que j’élève ne finiront pas dans les assiettes – du moins en l’état actuel de la législation, car hélas certains éleveurs souhaitent que la consommation de petits camélidés entre dans les moeurs en France 🙁

Deux lamas sont d’abord arrivés à la maison, puis quatre, puis six, puis dix (avec les premières naissances)… En même temps je cherchais une petite exploitation agricole pour pouvoir m’installer comme éleveur professionnel. Je ne l’ai trouvée qu’en février 2012, après plus de trois ans de prospection intensive !

Le feu vert de la SAFER obtenu, les dés étaient jetés : démission de l’Education nationale en avril 2012, après 25 années d’enseignement de l’histoire-géographie…

L’élevage KerLA est donc né officiellement le 1er mai 2012

2 – Pourquoi lamas ET alpagas ?

Cette question n’est plus d’actualité puisque j’ai abandonné fin 2018 l’élevage de lamas, à contrecoeur (voir les raisons page mes lamas).

C’est vrai que la plupart des éleveurs font le choix dès le départ de se spécialiser soit en lamas, soit en alpagas. Certains prétendent même que ne pas choisir entre lamas et alpagas relève de calculs commerciaux… Voilà bien une assertion gratuite et sans grande logique, car mener sérieusement les deux élevages en parallèle  implique une organisation complexe sur l’exploitation : davantage de stabulations, de groupes, de mâles à isoler, de parcs à créer… L’intérêt économique est donc plus que relatif en regard des contraintes de place, de structures, de temps et de gestion, ça ne peut être qu’une affaire de passion.

Ayant commencé par un élevage amateur de lamas, je n’imaginais pas de me séparer d’eux en devenant éleveur professionnel. Pour moi lamas et alpagas sont complémentaires, chacun a sa magie. Je n’ai toujours visé qu’un nombre restreint de lamas, afin d’individualiser ma relation avec chacun de ces animaux proches de l’humain. Hélas j’ai été obligée par le contexte économique de réduire progressivement mon cheptel de lamas pour en cesser l’élevage 🙁

3 – Pourquoi la Mayenne ?

La Mayenne, c’est le fruit du hasard…

Je voulais m’installer en Bretagne, dans le Finistère, où sont mes racines, j’y avais même acheté une exploitation, un magnifique projet près de Chateaulin. Mais suite à un refus administratif absurde et révoltant, j’ai pris du recul, élargi mon secteur de recherches, et découvert la Mayenne.

Quand cette exploitation à l’abandon s’est présentée à moi, je n’ai pas hésité. J’avais suffisamment visité de fermes pour savoir précisément ce que je recherchais. Ici la disposition des terres et des bâtiments me convenait, l’énormité des travaux nécessaires ne m’effrayait pas, le potentiel m’intéressait.

J’ai donc signé, pour le meilleur mais aussi pour le pire, car j’étais bien loin d’avoir mesuré l’importance des défauts, vices et malfaçons habilement cachés par un vendeur conforté par une agence immobilière véreuse, main dans la main avec une agence de diagnostic technique indigne (et sincèrement je pèse mes mots).

Prise dans les contraintes de l’installation des animaux et l’urgence absolue de certains travaux à faire, découragée par la perspective d’années de procédure (et surtout n’ayant pas une mentalité procédurière), j’ai commis l’erreur de ne pas poursuivre le vendeur et surtout l’agence pour leurs mensonges, ce qui m’a coûté très cher et n’a pas facilité le démarrage de mon activité 🙁

Je me suis donc attaquée à un chantier après l’autre… Il a fallu (entre autres) refaire très vite et intégralement l’installation de gaz, l’électricité, la plomberie (pourtant tous diagnostiqués « aux normes » sans aucune réserve), faire tomber en urgence les hautes cheminées branlantes, remplacer un poêle archi-dangereux (pourtant lui aussi considéré comme sans problème lors du diagnostic), consolider un mur de pignon sur le point de s’effondrer… Et j’en passe….

Avec le recul, je me demande parfois comment j’ai trouvé l’énergie de me lancer dans un projet pareil !

4 – Pourquoi le nom ‘KerLA’, avec cette orthographe bizarre ?

D’où viennent ce nom, KerLA, et cette orthographe bizarre mélangeant majuscules et minuscules ? 

La réponse est toute simple :

Ker (« chez », ou « le lieu de » en breton), suivi duL’ de Lama et du A d’Alpaga

donc KerLA = « chez les lamas et les alpagas »

Certains connaissent la version longue de la genèse de ce nom, un peu plus compliquée, mais ça restera un secret !

Et même maintenant que je n’élève plus de lamas ce nom garde tout son sens, car il résume un parcours 🙂

 

Petit clin d’oeil : une des photos retouchées par mon père, féru de breton et de culture bretonne

 

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Crias de mai

Et voilà, le mois de mai s’en est déjà allé, il a fait cadeau de 3 jolis crias à KerLA : 2 mâles (legris SAPHIR et le blanc SOYEUX) et 1 femelle blanche teintée de fawn, SYMPHONIE.

C’est compliqué d’exprimer le ressenti d’un éleveur passionné pendant cette saison des naissances : excitation et inquiétude mêlées, tension de l’attente qui peut être interminable (les gestations vont de 10 mois 1/2 à 13 mois !), interrogations sur le cria à venir et les choix de croisement faits (ce sont les ventes qui font vivre l’élevage, et la fourchette des prix est très large selon le sexe, la couleur et la qualité des animaux)…

Sans parler des réveils au petit matin pour vérifier que la femelle qui semblait mal à l’aise la veille au soir ne fait pas son cria à l’aube, des rendez-vous reportés à l’automne pour ne pas risquer de devoir s’absenter au mauvais moment, des fausses alertes, des coups de stress, des bouffées d’angoisse quand un problème surgit, des appels urgents au véto (rares, heureusement)…

Ces moments de stress, je viens de les vivre en force avec ma belle Nacarat (les photos qui suivent sont celles de la naissance de son cria Symphonie dimanche 31 mai) : mi-mai elle m’a fait une torsion utérine, avec des symptômes de gêne et de forte douleur qui ne trompaient pas… Le véto a réussi à réduire la torsion, mais les symptômes, bien qu’atténués, ont continué, la pauvre Nacarat était complètement déformée, se creusait, en oubliait de manger… Autant dire que j’attendais la mise-bas avec beaucoup d’anxiété et je craignais de gros soucis… Y compris le matin où le travail a commencé, elle était vraiment mal, malgré mon expérience des mise-bas je n’arrivais pas à cerner ce qui n’allait pas…

Et puis est arrivé ce moment fantastique, quand le bout du nez pointe, et puis le bout des deux pattes antérieures : à ce stade, en principe, tout s’annonce bien… Nouveau soupir de soulagement quand la petite bouche du bébé s’ouvre et que ses naseaux s’agitent. il respire, il est vivant (la crainte du mort-né est toujours présente, je ne l’ai vécu qu’une seule fois, c’est très dur)…

Ensuite, c’est la routine… Souvent j’aide la maman, par une légère traction à chaque contraction, pour faciliter la naissance. Et dès le cria expulsé, vérification anxieuse de son sexe, et de l’absence de défauts physiques… Et pour l’anecdote, ce cria de Nacarat était si gros que je m’étais mise en tête que c’était un mâle, je n’ai même pas pensé tout de suite à vérifier le sexe !

Puis les gestes de soins de routine, qui nous ramènent toujours à l’essentiel et au basique de la vie : mâle ou femelle, quelle que soit la couleur, il suffit à notre bonheur d’éleveur que le cria soit en bonne santé, qu’il se lève et tête rapidement, que la mère soit maternelle et ait du lait, bref, que tout se passe bien 🙂

Le nouveau cria est accueilli par le groupe

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