À QUOI SERVENT LES LAMAS ET LES ALPAGAS ?

A QUOI SERVENT-ILS ?

Lamas et alpagas sont l’équivalent de nos animaux de ferme dans leurs pays d’origine (Chili, Pérou, Bolivie, Argentine). Ils y fournissent laine, viande et cuir.

Les lamas sont utilisés pour le bât.

Le crottin séché sert de combustible.

Par contre le lait est peu utilisé, car il est produit en très faible quantité et difficile à tirer.

Les petits camélidés sont arrivés en Europe d’abord dans les zoos, comme animaux ‘exotiques’. Dans les années 1970/1980 leur élevage a commencé pour le loisir, et ses objectifs se diversifient de plus en plus :

Toison d’alpaga suri (OKEE de KerLA – baby 2017)

* Production de laine : la laine d’alpaga, très réputée et considérée pendant longtemps  comme un produit de luxe, est de plus en plus appréciée. Et la laine des bons lamas lainés est aussi valorisée. Toutefois l’absence de filière laine et d’harmonisation dans la valorisation rend actuellement la viabilité d’un élevage pour la laine illusoire.

* Animal de compagnie : lamas et alpagas sont de petits compagnons agréables, propres, sans odeur. Ils font peu de bruit, hormis un petit ‘hum hum’ pour communiquer entre eux, et à de rares occasions le strident cri d’alerte. Doux et totalement inoffensifs (dans la mesure où ils n’ont pas été imprégnés pendant leur jeunesse), ils sont faciles à promener et dociles avec les enfants.

* Loisirs : éduqué à la longe, le petit camélidé accompagne les balades dans la campagne. L’alpaga ne peut porter de charge, mais le lama peut porter jusqu’à 40 kg (donc les bagages ou un enfant). Et les concours d’agility avec lamas et alpagas (passage d’obstacles en main et tests d’obéissance), courants en Allemagne et en Belgique, commencent à se développer en France.

* Médiation animale : ils sont de plus en plus utilisés pour la médiation animale et la thérapie dans les hôpitaux et les maisons de retraite.

* Écopâturage : le lama (plus que l’alpaga) est un excellent débroussailleur. A la différence du mouton et de la chèvre, il entretient les espaces boisés sans toucher à l’écorce des arbres (attention toutefois aux jeunes arbres…). Il est de plus en plus utilisé par les collectivités locales dans les zones accidentées, dans le Sud et l’Est de la France. Lamas comme alpagas valorisent bien les pâtures pauvres, et avec leurs coussinet ils abîment peu les sols même argileux.

* Garde de troupeaux : bien qu’étant un animal de proie, le petit camélidé a l’instinct de défendre le groupe face à un prédateur. Cet instinct est utilisé pour dresser de jeunes mâles castrés (lamas, parfois aussi alpagas) à protéger des troupeaux de moutons ou de volailles. Ils sont très efficaces contre les renards, mais il ne faut pas s’illusionner : face à des chiens errants ou des loups, lamas et alpagas sont des proies faciles.

* Viande ????  Grrr, par bonheur non, on ne mange pas ces animaux en France, où ils sont considérés comme animaux de compagnie et élevés comme tels. Mais certains éleveurs sont hélas désireux d’ouvrir le marché de la viande de petit camélidé, afin de se débarrasser des animaux dont ils ne veulent plus (animaux de qualité moindre, âgés, infertiles…). C’est déjà ce qui se passe de plus ou plus couramment dans les pays anglo-saxons. De gros élevages (le célèbre Snowmass en tête pour les USA) ont depuis longtemps accompagné leur sélection génétique d’une politique d’élimination impitoyable des animaux ne correspondant pas (ou plus) à leurs critères, ils n’hésitent pas à promouvoir la viande de petit camélidé sur leurs sites. L’Australie et la Nouvelle-Zélande, qui exportent des alpagas par bateaux entiers vers la Chine, ont annoncé cette année vouloir doubler leur cheptel d’alpagas en 4 ans pour dépasser le million de têtes et développer activement le marché de la viande 🙁

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