CARDAGE DE LA FIBRE

CARDAGE ET PEIGNAGE de la fibre

cardage de la laine

Cardeuse à balancier – KerLA

Carder ou peigner la fibre consiste à la préparer pour en faciliter le filage en alignant les fibres par deux ou trois passages successifs entre des cardes ou des peignes.

1) UNE ÉTAPE PRÉALABLE : l’ÉCHARPILLAGE
L’écharpillage consiste à démêler et ouvrir soigneusement les fibres, boucle par boucle.

Il se fait à la main pour les fibres fines. Pour les laines plus grossières ou les fibres destinées au feutre, on peut utiliser une bonne vieille cardeuse à balancier (ci-contre), utilisée autrefois pour carder la laine à matelas – on parle alors de pré-cardage.

2) CARDAGE ou PEIGNAGE

Le choix de la technique dépend du type de fibre et de l’objectif final :

le peignage est privilégié pour les fibres longues, comme celles de l’alpaga suri, car il met en valeur leur brillance en les alignant parfaitement. Le fil obtenu est très lisse, plus solide car réalisé avec des fibres de longueur identique, mais il est aussi plus coûteux car le travail avec des peignes à main prend énormément de temps.

– le cardage est la technique la plus couramment utilisée en atelier artisanal, car elle est beaucoup plus rapide que le peignage. Elle concerne les fibres courtes et moyennes (jusqu’à 15cm). Le cardage permet d’aligner plus ou moins les fibres. Il peut se faire à l’ancienne, avec des cardes à main, mais pour que le coût de la laine ne soit pas prohibitif, il est préférable d’utiliser une cardeuse à rouleaux :

La cardeuse à rouleaux donne de belles nappes plus ou moins épaisses, de 40 à 65g, faciles à stocker :

Rouleaux d'alpaga cardé

Petits rouleaux de laine cardée, prêts pour le filage

La nappe peut être divisée en bandes que l’on enroule sur elles-mêmes, ou mise en ruban prêt à filer à l’aide d’un diz.

La manière de préparer la fibre permet soit un filage dans le sens de la fibre (effet plus lisse), soit un filage perpendiculaire à la fibre (effet plus gonflant).

On peut filer certaines toisons directement sans écharpiller ni carder, ce qui permet un gain de temps énorme, mais il est beaucoup plus difficile d’obtenir un fil régulier, car il faut s’arrêter souvent en cours de filage pour enlever des débris et dégrossir des paquets de laine emmêlés.

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Printemps précoce

SAÏGA explose de joie dans l’herbe nouvelle

Jamais encore je n’avais ouvert aux alpagas de nouvelles pâtures autour du 20 février : habituellement à cette date mes sols argileux sont encore des pataugeoires ! Mais cette année pas de raison de les en priver, et cette jeune herbe si tentante est excellente pour eux, c’est la meilleure de la saison !

La vie de l’élevage suit son cours en cette fin d’hiver si clémente… Les crias grandissent en beauté, les jeunes mecs travaillés par les hormones se bagarrent un peu plus souvent que d’habitude, les futures mamans s’arrondissent (premières naissances prévues dans la 2e quinzaine d’avril !).

Mon beau SANGHA part dans un élevage de suri en Belgique, après le délai sanitaire de rigueur de 3 mois.

Les stages reprennent à partir de mi-mars, et des animaux s’apprêtent à partir vers leurs nouveaux lieux de vie : des élevages en Normandie, en Charente, en Lot-et-Garonne, et même en Belgique 🙂

Des moments déchirants à prévoir, les alpagas sont si attachants que les départs sont toujours très durs à vivre. Et cette saison plus encore, puisque j’ai pris la décision, après plusieurs années de tergiversations, d’arrêter définitivement l’élevage des alpagas suri.

Ce sont pourtant mes préférés, ces élégants poilus aux longues mèches folles, mais la demande est encore trop faible sur le marché français pour n’élever qu’eux, et travailler correctement à la fois avec les suris et les huacayas implique des coûts d’élevage trop élevés, avec un trop grand nombre de reproducteurs à gérer…

Mon jeune SULTAN, tout juste 6 mois, fils de Snowmass ROYAL STARZ et de l’une de mes meilleures femelles, a toutes les cartes pour être un futur étalon remarquable.

Et hélas je commence à ressentir les excès du travail physique intense de ces 10 dernières années, sans une seule journée de repos : mon corps me dit de ralentir, et comme je ne l’écoute pas trop il vient de m’envoyer un bon coup de semonce qui m’a fait réfléchir…

Donc cela implique de faire de nouveaux choix d’élevage, pour ramener le nombre d’animaux à une échelle plus adaptée aux capacités de travail d’une personne seule et plus de première jeunesse 🙂 

Alors après l’arrêt de l’élevage de lamas en 2018, je confie maintenant à d’autres le soin de poursuivre mes bonnes lignées suri, pour me concentrer désormais sur mon groupe d’alpagas huacaya à la qualité grandissante.

 

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