Première naissance 2019

La saison 2019 est lancée… La belle Odyssée a ouvert le bal mercredi 17 avril avec un adorable petit mâle noir, fils de mon fier Madeg de KerLA. Pour son premier bébé, Odyssée fait preuve d’un instinct maternel exemplaire, c’est une super maman.

Un mâle… j’espère que le même scénario que l’an dernier n’est pas en train de se produire : 6 mâles d’affilée avant d’avoir la première femelle 🙁

Réponse très bientôt, car plusieurs autres femelles sont sur les starting-blocks : le beau week-end qui s’annonce, allié à la pleine lune superbe de ce soir, pourrait bien les inspirer ! D’autant qu’il ne faut pas déroger à la tradition bien ancrée à KerLA : avoir un maximum de naissances le dimanche 🙂

Éducation au licol

Premier licol pour Qobra – mars 2019

Cette semaine à KerLA, c’était chaque matin séance d’éducation pour les crias mâles sevrés.

Éduquer le cria à se laisser manipuler, à accepter le licol et à marcher en longe est une étape indispensable de l’élevage. Plus cette éducation de base est faite tardivement, plus elle est difficile : l’idéal est de la pratiquer après le sevrage, entre 6 et 8 mois.

Nombre de vendeurs proposent pourtant des alpagas non manipulés, et les acquéreurs se retrouvent bien embarrassés pour mettre la main sur leurs animaux et assurer les soins nécessaires à leur bonne santé (injections, médicaments oraux, taille des onglons, examen vétérinaire, prise de sang…). Un alpaga ne doit pas être imprégné (c’est-à-dire vous coller comme un petit chien et envahir votre espace), mais l’inverse n’est pas une sinécure non plus pour le novice qui s’est laissé appâter par le petit prix d’un animal sans songer à ces « aspects secondaires »… pourtant essentiels !

Un alpaga n’est pas un jouet !

Avec le retour des beaux jours la demande pour l’achat d’animaux augmente, et le nombre d’annonces de particuliers ou d’éleveurs amateurs de petits camélidés explose sur les sites comme le Bon Coin 🙁 

Copie d’écran d’une annonce récente sur le Bon Coin

Pour la plupart ces animaux proposés à la vente à bas prix ne sont pas éduqués, sont de génétique inconnue, sans suivi sanitaire, ils sont rarement identifiés et encore moins enregistrés au SIRECAm (obligatoire pourtant). Mais surtout, ils sont souvent vendus seuls sans que le vendeur se soucie de savoir si l’acheteur a déjà des alpagas ; ou bien vendus en couple mâle/femelle, très attractif avec la perspective d’avoir rapidement un petit pour rentabiliser l’achat…

Les réseaux sociaux véhiculent des images d’adorables jeunes alpagas traités comme de petits chiens, déclenchant chez les gens l’envie de se procurer une de ces craquantes petites peluches vivantes, sans prendre le temps de bien se renseigner et de se former…

Les vendeurs irresponsables, eux, encaissent le revenu d’une vente non déclarée qui n’implique aucun conseil, aucun suivi après-vente, et aucune responsabilité morale ou juridique…

Aux éleveurs professionnels le rôle ingrat de tirer la sonnette d’alarme et d’essayer d’informer pour prévenir des problèmes graves qui peuvent survenir 🙁  Et ensuite de rattraper les choses (si c’est possible) quand les propriétaires novices, accablés, viennent leur demander des conseils et de l’aide…

<iframe src= »https://www.facebook.com/plugins/post.php?href=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2Fpermalink.php%3Fstory_fbid%3D2187939044791645%26id%3D100007267125664&width=500″ width= »500″ height= »750″ style= »border:none;overflow:hidden » scrolling= »no » frameborder= »0″ allowTransparency= »true » allow= »encrypted-media »></iframe>

 

 

Nouveaux parcs

Ce mois de février incroyablement clément a permis aux alpagas d’inaugurer plus tôt que prévu de nouveaux parcs :

  • le parc des mise-bas, pour les futures mamans du printemps : 1/2 hectare de pâture saine bien protégée de haies, entre les écuries et la forêt. Les épaisses haies d’aubépine à l’Ouest et à l’Est ont été élaguées sur plusieurs mètres afin de dégager les talus et leurs arbres : chênes, poiriers sauvages, noisetiers et aubépines, qui vont pouvoir se développer librement… Les clôtures ont été entièrement refaites, travail de tout un hiver ! Les bébés peuvent arriver en toute sécurité 🙂

  • un nouveau parc pour les mâles, extension de leur pâture existante créée dans la grande parcelle à foin.

Ostéopathie pour alpagas

Depuis juillet 2018, les alpagas de KerlA sont suivis régulièrement par un vétérinaire ostéopathe, à raison d’une matinée toutes les 3 ou 4 semaines.

Une expérience fantastique avec un praticien hors-pair, attentif au animaux, calme et incroyablement efficace. Tous les crias de l’année sont passés entre ses mains (certains plusieurs fois), les crias à venir seront systématiquement manipulés avant leurs 2 mois, et l’intégralité du cheptel sera suivie de près.

Que ce soit au niveau du comportement (stress, peur irraisonnée, problème de relation du cria avec la mère) ou au niveau purement physique (blocage organique) – le tout étant souvent lié – , les résultats sont fascinants… Difficile de résumer ici en quelques lignes, je développerai des exemples précis dans la page dédiée aux soins ostéo.

Sevrage des crias

Le sevrage des crias 2018 a commencé en janvier, avec un premier groupe de 6 jeunes nés en juin.

Ada, ma vieille grise, prend son rôle de nounou très au sérieux.

Première étape : séparation en douceur d’avec les mamans (qui rejoignent les copines dans un autre parc), isolement à l’écurie pendant quelques jours, avec la présence rassurante d’une nounou (ma vieille Ada, rompue à ce rôle, très attentive aux bébés).

 

 

Deuxième étape : vie en autonomie pour quelques semaines entre jeunes, dans le parc de sevrage, avec manipulations régulières et apprentissage du licol.

 

Troisième étape : les filles rejoignent le groupe des jeunes femelles de l’année précédente, et les garçons le groupe des jeunes mâles (et bien sûr les crias vendus partent pour leur nouvelle maison).

Travaux d’automne

Chaque année l’automne est propice à de nouveaux travaux d’aménagement de la ferme : bardage et aménagement des abris, nettoyage de haies, tronçonnage de bois de chauffage, réfection de clôtures… 2018 n’a pas fait exception à la règle, malgré les caprices de la météo.

  • Bardage du hangar des mâles :

  • Intérieur de l’abri des lamas après bardage de l’entrée :
  • Nettoyage des haies et réfection des clôtures du champ d’hiver :

Réfection intégrale de la clôture côté bois. Grillage à 1m50, qui sera entièrement doublé de lisses horizontales sur 2 hauteurs, peut-être 3, pour une sécurité maximale.Tous les piquets ont été enfoncés à la cloche à main, et le grillage tendu au tire-fort à manivelle, aucune intervention de matériel lourd !!!

Détail de la clôture côté bois

Nettoyage de la haie Ouest du champ d’hiver et pose en cours d’une nouvelle clôture.

Nettoyage de la haie côté Est du champ d’hiver. Là aussi une nouvelle clôture à prévoir…

Vue prise depuis le fond du champ d’hiver. Il reste les lisses à poser sur cette clôture de séparation entre 2 parcelles.

  • Divers petits aménagements intérieurs :

Pose d’une nouvelle mangeoire murale dans l’écurie des filles

Stages laine

Plusieurs stages laine cette saison, sur un jour ou sur deux jours : de belles rencontres, de bons moments…

Un vrai bonheur de faire découvrir les mystères de la fibre, mener la transformation d’une toison en fil, guider les premiers gestes au fuseau et au rouet, dévider le premier écheveau d’une fileuse en herbe sur le niddy-noddy…

Le travail artisanal de la fibre retrouve ses lettres de noblesse, il a de plus en plus d’adeptes, et c’est formidable, car alliant détente, dextérité et créativité, c’est aussi un relaxant sans pareil.

Je suis ravie, par ces ateliers, de pouvoir aider à faire connaître (ou re-découvrir) cette activité ancestrale qu’est le filage, et cette matière noble qu’est la laine.

 

 

 

 

 

Nouvelles d’automne

Beaucoup de travail sur la ferme ces dernières semaines, alors j’ai quelque peu négligé mon site…

Les naissances sont bien sûr terminées, la dernière a eu lieu le 2 octobre : une très jolie femelle toute blanche pour Léonie.

La saison s’est soldée par un joli bouquet de filles, remontant le ratio à 40% de femelles… Mieux que l’an dernier, mais pas encore l’idéal pour un éleveur…

Giroflée après sa césarienne – 30 juillet

Et puis cette saison, ça a aussi été les gros coups durs de l’été, avec deux torsions utérines successives, ayant entraîné deux césariennes et hélas deux crias mort-nés – dont l’un par maladresse monumentale du véto de garde 🙁  Des moments très difficiles à vivre, mais hélas inhérents à l’élevage.

Et maintenant il va falloir décider quels crias vont être proposés à la vente… Un déchirement, parce que je voudrais tous les garder. Je voudrais tellement être juste collectionneuse, pas éleveuse ! Avoir les moyens de garder tous mes alpagas, pour toute leur vie ! En fait mon rêve serait de ne faire naître qu’une toute petite poignée de crias chaque année, juste pour le plaisir de voir grandir ces merveilleux petits êtres et de travailler leur fibre extraordinaire. Mais hélas la réalité est là, il faut faire tourner l’activité, faire rentrer de l’argent à la banque, payer les charges…

Quo Vadis le gris, Qalypso la beige et Qochise le suri appaloosa

Il y a mes chouchous (mes deux petits gris Quo Vadis et Qazan) ; il y a mon coup de coeur, Qarbone, noir comme le charbon, le fils de Darling, ma femelle préférée… J’avais vendu son frère à contrecoeur l’an dernier, et cette année quelque chose me dit de garder ce petit bonhomme au caractère incroyablement paisible ; il y a mes petits suris si craquants, le gris Quartz, l’appaloosa Qochise, et le beau Qenny au marron super brillant… Et puis les petites femelles, bien sûr : aucune grise cette année, pour la première fois en 7 ans (quoique la jolie Quirina peut être classée en gris-rose), mais de bien beaux modèles, qui resteront toutes ou presque dans l’élevage !

Et bien sûr qui dit naissance dit saillie… Tout au long de la saison, dans le mois qui suit la mise-bas, il faut présenter ces dames à ces messieurs, une par une, plusieurs fois, faire des vérifications régulières… Des matinées entières monopolisées pour cette tache pas si simple, surtout quand on gère seule : regrouper les bonnes femelles et leurs crias, les séparer en fonction du mâle choisi, amener les mâles, profiter de la saillie pour faire des soins (vermifuges, vitamines, taille des ongles)… 

Les tests de cet automne ont validé le bon démarrage de toutes les gestations, une seule femelle fait de la résistance, on verra au printemps si les choses se passent mieux.

Et maintenant vivement avril pour les premières naissances 2019 !

Article Ouest-France

Un article sympa paru dans le supplément du dimanche d’Ouest-France, le 2 septembre 2018 : la journaliste voulait explorer les petits camélidés sous l’aspect loisir et conseils (pas un mot sur la laine, mais ce n’était pas le sujet).

Contenu un peu simplifié à cause du format imposé, mais mise en avant de sujets trop rarement mentionnés par les médias : le problème de l’imprégnation, la nécessité d’avoir au minimum deux animaux de la même espèces mais surtout pas de couple, la règlementation, etc…

Départs vers d’autres horizons

Eh oui, être éleveur, c’est aussi voir partir ses animaux vers d’autres horizons 🙁

Ce n’est pas l’aspect le plus facile du métier, loin de là, mais il faut bien vendre pour vivre et continuer l’élevage… Et le bonheur avec les petits camélidés, c’est qu’ils ne partent pas vers un destin tragique comme la grande majorité des animaux de ferme (sinon je n’en élèverais pas !) : les acheteurs font le choix raisonné d’avoir des animaux coûteux et ont donc à coeur de s’en occuper au mieux, ils donnent des nouvelles, envoient des photos… Le lien est rarement rompu, et c’est une satisfaction à chaque fois renouvelée de recevoir ces nouvelles.

Education au licol de PIN UP et POLKA avant leur départ pour les vertes prairies normandes…

Après les départ de l’hiver vers des destinations souvent bien éloignées, d’autres loulous jeunes et moins jeunes sont eux-aussi partis, ce printemps, s’installer dans différentes régions de France :

  • la Seine Maritime pour le duo POP CORN et PALADIN, adeptes des grandes balades dans la campagne avec leur famille d’adoption, et devenus très copains avec des nandous (!)
  • la Sarthe pour le trio OMEGA, OHM et PIRATE, eux aussi adeptes des balades en famille.
  • la Seine et Marne pour le trio RIVANO, ALPHA et MAESTRO, hébergés dans un magnifique parc bien ombragé, soignés avec attention, et sous surveillance caméra 24h/24 (je n’ai même pas cela pour mes femelles !)
  • l’Aveyron pour le quatuor de choc de femelles gestantes FIDJY, NOUBA, VENITIA et IVIA. Bientôt plein de crias pour le bonheur d’Aurélia et des clients de son superbe gite 😉
  • le Calvados pour le duo de petites jeunes POLKA et PIN UP, grandes copines et installées dans un superbe domaine.

 

Un festival de couleurs chez les crias

Les naissances continuent… avec des mâles (6 mâles sur 7 naissances !).

La seule fille de 2018 (pour le moment !) est la jolie QUETSCHE, magnifique petite femelle bicolore avec plein de taches naissantes qui annoncent une robe appaloosa comme papa Sylvester…

Hâte de la voir grandir !

Les mâles ne sont pas en reste pour l’intérêt des couleurs : après le beau cria bleu noir de Darling (prénommé QARBONE), voici QROONER, un craquant petit suri gris au lustre impressionnant, et QUO VADIS, un sublime gris foncé très prometteur, fils de mon adorable Lizette…

 

C’est parti…

Et voilà, c’est parti pour les naissances estivales… Prévues de mi-juin à fin septembre, avec (en principe) un petit répit entre fin juillet et mi-août…

Des jours et des jours en perspective à scruter 20 fois par jour le troupeau pour repérer celle qui s’apprête à mettre au monde son cria, avec le lot de surprises, d’inquiétude (voire d’angoisse), de suspense, les moments de bonheur pur aussi… Bref la vie d’un éleveur 😉

La saison commence avec Darling, ma gentille vieille toute noire, soulagée de se libérer de son fardeau : un beau petit mâle noir de 5,8kg, tout brillant….

Eh oui, encore un mâle… Le 4e de l’année sur 4 naissances…

Analyses de fibre 2018

Echantillon de fibre 2018 de PROMESSE de KerLA, née le 25 juillet 2017 (première tonte)

Comme chaque année, un échantillon de fibre de chaque alpaga a été prélevé pendant la tonte, soigneusement, au milieu de son flanc droit (toujours au même endroit pour permettre les comparaisons d’une année sur l’autre).

Ces échantillons ont été envoyés au laboratoire d’analyses Fibre Lab and Co (Filature de la Vallée des Saules, à Saulzoir dans le Nord).

Les 30 animaux les plus jeunes ont donné lieu à une analyse complète qui servira de référence pour les années suivantes. Pour les animaux de plus de 5 ans une analyse simple (finesse, SD et facteur de confort) permet de mesurer l’évolution annuelle de leur fibre.

Ci-dessous le tableau des analyses complètes, résultats dont je suis plus que ravie, car les moyennes sur 30 animaux sont excellentes :

  • finesse :  moyenne de 18,1µ  – avec 16 animaux en-dessous de 18µ, et 6 en-dessous de 16µ (fibre classée « super royal baby »)
  • SD (coefficient de variation) : moyenne de 3,4 – avec 5 animaux au SD < 3 !
  • Facteur de confort : moyenne de 99,8% sur 30 animaux de 6 mois à 5 ans !

Les analyses simples des animaux plus âgés sont également très satisfaisantes, avec 16 animaux entre 18,5 et 23µ de finesse, des SD largement inférieur à 5 (sauf 2 légèrement supérieurs) et des facteurs de confort compris entre 92% et 100%  !

Ces résultats m’enchantent non seulement parce que les chiffres sont excellents, mais parce que c’est l’aboutissement de mes choix d’élevage et de sélection, faits avec mes petits moyens financiers : quand on s’installe avec de gros moyens qui permettent d’acheter tout de suite les meilleurs animaux du marché chez les éleveurs les plus réputés, les choses sont quelque peu facilitées…

MALDOONE, mon étalon mi-chilien/mi-péruvien, ici en 2017 à 14 ans. Une finesse de fibre exceptionnelle et durable qu’il transmet.

J’ai démarré mon élevage avec un cheptel globalement de qualité, quoi que certaines mauvaises langues en disent (mais ça, les mauvaises langues dans un milieu d’éleveur, c’est inévitable !). Certes j’ai commencé avec des souches en partie chiliennes, origines que l’on méprise actuellement parce que ce n’est plus le phénotype à la mode… Pourtant ces souches amènent une durabilité dans la finesse de fibre plus qu’intéressante quand on travaille vraiment pour la production de laine et pas seulement pour la vente d’animaux ! Mon mâle gris Maldoone, mi-chilien/mi-péruvien, a 15 ans cette année, et sa fibre est toujours filable, elle reste d’une finesse et d’une uniformité exceptionnelles : 22.1µ cette année en 15e tonte, avec un SD de 5.1 et un facteur de confort de 92% !!!

NIAOULI de KerLA, né en 2015, qui commence en 2018 sa carrière d’étalon sur l’élevage.

Le phénotype des alpagas nés à KerLA ces 2 ou 3 dernières années me comble, il correspond à mes objectifs : alpagas bien carrés, de taille moyenne, bons aplombs solides, toison dense fine et uniforme avec une bonne longueur de fibre et du crimp, une bonne couverture mais sans excès de poils sur les extrémités, et notamment sur la tête : les côtés et le dessus du museau bien dégagés sont favorables à l’absorption de la vitamine D et à un meilleur confort respiratoire. Je ne cherche pas un poids de laine toujours plus élevé, j’estime que cette augmentation permanente de la production de fibre vers laquelle certains tendent se fait au détriment de l’animal, de sa santé, de sa durée de vie et de sa capacité de reproduction.

Sevrages printaniers

Une fois le stress de la tonte retombé, il a fallu penser au sevrage des crias 2017 toujours aux côtés de leurs mamans respectives… Le mauvais temps persistant avait fait reporter cette étape cruciale prévue mi-avril.

Quelques crias dans l’écurie juste après le sevrage.

Peu de stress dans cette opération : il a suffi de faire passer toutes les mamans dans une autre partie des bâtiments, et d’ouvrir à chaque groupe une pâture bien verte qui a vite fait oublier la séparation… C’est trop craquant de voir tous ces petits ensemble, sous la surveillance de Zola qui allaite son cria Qador (le seul bébé alpaga de ce début d’année), et bien sûr sous l’oeil bienveillant de ma vieille Ada qui prend son rôle de nounou très au sérieux.

Prochaine étape, d’ici une quinzaine de jours : la séparation des crias mâles, qui vont rejoindre le petit groupe de jeunes mâles nés fin 2016 /début 2017. Les laisser trop longtemps avec les crias femelles, à l’approche de 8 mois, peut entraîner quelques risques…

Tonte 2018

La tonte 2018 s’est déroulée les 23 et 24 avril, avec Pascal Méheust, tondeur professionnel spécialisé. La tonte est aussi l’occasion de tailler les ongles, vérifier les dents, examiner l’animal intégralement, administrer éventuellement vaccin, vermifuge et vitamines, et si besoin faire une coupe de cheveux..

Pour moi ça a aussi été l’occasion de poursuivre mon apprentissage de la technique de tonte, en tondant ma vieille Ada sous les conseils avisés de Pascal.

Un bon créneau météo (pas trop chaud, pas de pluie), une bonne équipe bien rodée fonctionnant dans le calme et la douceur : tout s’est très bien passé, les animaux ont abandonné leur tenue d’hiver d’assez bonne grâce, avec peu de stress, de cris et de crachats.

:

 

 

 

Premières naissances 2018

Mars a amené les premières naissances de l’année 2018…

Mezcal la lama a ouvert le bal le 3 mars avec un petit mâle prématuré (moins de 11 mois de gestation),que j’ai trouvé en hypothermie dans l’écurie car né à l’aube d’une journée glaciale ! De longues heures d’angoisse, à réchauffer longuement le petit bonhomme au sèche-cheveux et lui prodiguer des soins, avant d’avoir la satisfaction de le voir téter et gambader !

Et ce soir 17 mars, ma suri Zola a choisi de faire son cria à 19h (encore un horaire inhabituel) et sous le déluge ! Naissance sans souci dans l’écurie… Un petit mâle…

J’espère que 2018 n’est pas partie pour répéter 2016 et ses 80% de mâles !

Stage avec Christiane et Bernard GIUDICELLI

Christiane et Bernard GIUDICELLI me font le plaisir de revenir à KerLA pour animer un week-end de stage les 12 et 13 mai 2018.

Christiane et Bernard, photo du stage de mai 2017

Le programme sera le même que celui de mai 2017 : 3 ateliers d’une journée sur les 2 jours (pour le dimanche il faudra donc choisir entre les deux ateliers proposés).

Participation pour une journée ou deux, au choix :

SAMEDI 12 MAI : « Bien démarrer avec les lamas et alpagas », pour comprendre comment fonctionnent ces animaux, et ne pas faire d’erreur. Journée animée par Christiane et Bernard.
DIMANCHE 13 MAI : « Dressage-Education des lamas et alpagas en douceur ». Apprendre – ou revoir – comment développer la confiance chez les petits camélidés pour un contact plaisant de tous les jours, et leur assurer le bien-être, base d’une bonne santé. Journée animé e par Christiane
DIMANCHE 13 MAI: « Compréhension de la reproduction des lamas et alpagas et ses utilisations pratiques ». Pour que les naissances se passent pour le mieux et mettre toutes les chances de notre côté pour accueillir des nouveau-nés. Journée animée par Bernard.
Vous trouverez tous les renseignements concernant ces stages et les conditions d’inscription sur le site : www.lama-alpaga.com
Une liste d’hébergements peut vous être envoyée sur demande (me contacter, ou voir sur le site de Christiane).
Rappel : Christiane et Bernard GIUDICELLI ont élevé des petits camélidés pendant de nombreuses années, Bernard est docteur-vétérinaire spécialisé, ils animent des stages régulièrement et ont écrit le seul livre en langue française sur les lamas et les alpagas : « Lamas et alpagas – Les connaître, les élever » (3e édition parue en 2017) – Voir sur le site www.lama-alpaga.com pour vous le procurer.

Parenthèse neigeuse

Une jolie parenthèse neigeuse cette semaine… Le temps d’une trop courte journée une poudreuse bien blanche et bien épaisse a tout recouvert, a magnifié les paysages et amorti les sons.

Moment magique pour les alpagas aussi, qui après une sortie précautionneuse sous les flocons ont savouré le bonheur de se rouler et de s’ébattre dans ce drôle de tapis blanc :