ALPAGAS À VENDRE

Les alpagas à vendre sont présentés dans les deux pages suivantes :

Je vous conseille en fonction de vos projets, de vos attentes et de votre budget, et vous oriente vers un achat raisonné. N’hésitez pas à me contacter pour vous renseigner, je peux parfois proposer des animaux non listés dans les ventes sur mon site.

Le prix d’un alpaga dépend de multiples critères : type, sexe, âge, morphologie, caractère, degré d’éducation, couleur et qualité de la laine, aptitude à la reproduction et, dans le cas d’un reproducteur avéré, qualité de sa descendance…

A SAVOIR :  l‘achat d’un alpaga doit être réfléchi et documenté, c’est un engagement pour 15/20 ans ! Il ne faut pas voir que le prix d’achat, mais penser au coût d’entretien, aux aménagements nécessaires, aux frais vétérinaires qui peuvent parfois, comme avec tout animal, être élevés…

Un éleveur SÉRIEUX doit être intraitable sur deux règles éthiques fondamentales :

* Un alpaga ne doit JAMAIS vivre sans au minimum un congénère du même sexe (moutons, chèvres, ânes, chevaux ne sont pas une compagnie suffisante pour le bien-être d’un alpaga !).

* Deux alpagas ne doivent pas vivre en couple mâle/femelle. Le mythe de la petite famille papa/maman/bébé ne correspond pas du tout au schéma social de ces animaux et peut entraîner  des problèmes graves pour la femelle, et aussi pour l’éventuel petit à naître. Les éleveurs qui proposent des couples ne sont pas des éleveurs sérieux, ils pensent à leur porte-monnaie parce qu’un couple se vend bien, ils font miroiter le retour sur investissement que sera le petit, mais se gardent bien d’évoquer les risques et se lavent les mains des soucis de santé que pourra avoir la femelle sans arrêt soumise aux avances du mâle pendant ses 11 mois 1/2 de gestation, ou du danger lors de la mise-bas et pour le jeune cria. Même la cohabitation d’une femelle avec un mâle castré est à proscrire.

Pour vous aider à décider en connaissance de cause, et à accueillir au mieux vos animaux, je propose des formations pour apprendre à connaître, manipuler et soigner les petits camélidés (la formation d1/2 journée est offerte pour l’achat d’un animal à partir de 1000€ TTC).

***

Quelques mots, pour ceux qui ont le courage de lire !

Élever sérieusement des alpagas prend du temps et est un réel investissement (financier et affectif) : une femelle n’a qu’un petit par an, qu’elle porte entre 11 et 12 mois, avec des risques élevés d’avortement en début de gestation. Une femelle donne en moyenne 2 crias sur 3 ans… Chaque petit est donc très précieux pour l’éleveur ; une perte à la naissance ou en cours de gestation signifie la perte d’une année de travail… Le prix des crias à la vente doit correspondre au lissage de tous les coûts et aléas de l’élevage pour que l’activité soit viable.

Un jeune alpaga proposé à la vente au sevrage (à partir de 6 mois) représente donc près de 2 années de travail, de soins, d’attention, de coût d’alimentation, de frais d’identification et d’enregistrement (SIRECAM obligatoire), de frais vétérinaires divers et parfois élevés pour lui et/ou sa mère, sans compter le temps consacré à son éducation au licol et à la marche en longe, et sa désensibilisation…

Pour assurer la viabilité d’un élevage, un mâle devrait être vendu au minimum entre 1000 et 1500€ (y compris pour le loisir), et une femelle à partir de 2000€.

Alors quand vous êtes tout contents de trouver des alpagas à prix très bas sur le Bon Coin ou chez certains éleveurs sans éthique qui se permettent de casser les prix de vente pour gagner des marchés (parce qu’ils compensent par d’autres sources de revenus), réfléchissez bien aux implications :

  • votre alpaga est-il pucé et enregistré au SIRECam ? (c’est obligatoire)
  • un animal à prix cassé a-t-il vraiment pu bénéficier de tous les soins, parfois coûteux, dont il avait besoin ?
  • n’a-t-il pas eu de carences irrémédiables dans sa jeunesse (c’est coûteux d’apporter vitamines et compléments haut-de-gamme).
  • connaissez-vous sa génétique (êtes-vous certain qu’il n’est pas issu d’animaux consanguins ou avec des défauts physiques ou comportementaux, achetés eux-même à bas prix, et qui n’auraient jamais dû reproduire ?)
  • a-t-il été éduqué avec patience et douceur par un éleveur compétent qui a pris son temps pour le préparer ?
  • a-t-il eu un suivi sanitaire rigoureux, avec des analyses coprologiques régulières, des vermifuges ciblés et un vaccin annuel (indispensable contre les maladies clostridiennes ?)
  • a-t-il eu un suivi vétérinaire adéquat, avec un certificat de bonne santé à la vente ?
  • aurez-vous le suivi permanent et les conseils que vous garantissent les éleveurs sérieux ?

  Éleveur professionnel, je me consacre à temps plein à mes animaux. Je propose des alpagas de bonne origine, sélectionnés, sains, manipulés, éduqués au licol et habitués au contact avec l’homme. Je réalise un suivi sanitaire rigoureux de mes animaux, avec des analyses régulières et coûteuses, je consacre beaucoup de temps à leur éducation et assure auprès de mes clients un suivi et un service après-vente permanent. Je supporte les charges d’une exploitation agricole sans droit aux primes PAC, ainsi que le poids considérable d’une TVA passée à 20% (elle était à 5,5% en 2011, quand j’ai commencé) qui rend écrasante la concurrence des éleveurs amateurs 🙁

     Car en effet de plus en plus d’éleveurs amateurs ou de particuliers produisent et vendent des alpagas pour arrondir leurs fins de mois. A cela il n’y aurait pas de mal si une garantie sanitaire et un minimum d’éducation des animaux étaient assurés, si les prix étaient raisonnés et les revenus déclarés comme il se doit (soyons francs, le monde de l’alpaga, c’est le règne du marché noir) !

   Et bien entendu, comme beaucoup d’éleveurs professionnels, je reçois sans arrêt des appels à l’aide de personnes qui ont acheté ces alpagas à bas prix, et comptent tout naturellement sur l’aide d’un éleveur pro pour faire le service après-vente que leur vendeur n’assure pas, et résoudre leurs problèmes : gros soucis de santé, manque d’éducation, troubles du comportement (le problème le plus fréquent étant les mâles imprégnés, que les gens bradent pour s’en débarrasser au plus vite)…

   Malgré mon ras-le-bol de cette situation, je fais le maximum pour répondre et aider, mais en décembre 2019 j’ai reçu une belle claque en retour, un triste épisode que je raconte ci-dessous :

Une jeune dame d’Ille et Vilaine me contacte par Messenger à l’automne 2018 en me disant qu’elle souhaite acheter un alpaga mâle pour monter un petit élevage. Je réponds longuement à ses questions pendant 3 mois… et puis plus de nouvelles pendant plus d’un an, alors que j’avais fini mon dernier post par une question…

Jusqu’à début décembre 2019 où elle reprend contact en soirée pour me dire qu’elle songe à acheter une femelle et me demander ce que je donne à manger à mes alpagas en hiver… Je n’ai pas pu lui répondre dans les 24h, alors elle me relance impoliment, et je lui fais remarquer (poliment) que je ne peux pas être à la disposition immédiate des gens qui me contactent, hormis le suivi de mes clients pour lequel je suis très réactive, d’autant que sa question sur l’alimentation ne réflétait aucun caractère d’urgence…

Malheur à moi, que n’avais-je pas écrit là !!!

Cette pauvre fille s’est jetée sur ma page d’élevage Facebook pour rédiger un avis détestable et mensonger, allant jusqu’à m’accuser, par mon « refus de la renseigner », de la mort de sa petite femelle alpaga – dont jamais elle ne m’avait parlé, j’ignorais totalement qu’elle avait des alpagas puisqu’elle venait juste de m’écrire qu’elle songeait à acheter une femelle !!! 

Des amis et clients m’ont soutenue dans ce long échange public avec cette peste, mais hélas le mal était fait, et bien sûr la politique de FB ne permet pas de faire enlever ce type d’avis totalement injustifié. Vous pouvez aller y jeter un oeil si le coeur vous en dit, ça vaut le coup…

Cette malheureuse histoire a complètement changé ma vision de la relation aux personnes qui me contactent au sujet des alpagas… Je donnais volontiers des infos, dans de longs échanges écrits parfois, maintenant c’est terminé, je ne développe plus de réponses aux questions par mail ni Messenger (la plupart des réponses se trouvent d’ailleurs sur mon site, il faut juste prendre le temps de lire…). Je ne réponds aux questions posées que par téléphone, et quand il n’y a pas urgence j’invite les gens à venir se former.

Beaucoup d’amertume suite à cette histoire, qui se rajoute aux très nombreuses fois où je n’avais même pas un simple « merci » après avoir consacré du temps à répondre à une demande… J’essaie d’oublier, mais ça me revient à l’esprit chaque fois que me tombe sous les yeux la note des avis publics sur mon élevage, dégradée par la seule intervention de cette fille à laquelle j’ai pourtant consacré de longues explications écrites, et qui a menti effrontément dans son témoignage…

C’est à l’image de notre société malade du « tout, tout de suite » et du « j’ai droit à »…

C’est triste.

 

Articles récents

Nouvelles de mars…

En ce mois de mars 2020, c’est l’impression irréelle de vivre le scénario d’un mauvais film de science-fiction… Le monde quasi à l’arrêt, des millions de personnes confinées chez elles sur toute la planète, un virus incontrôlable, la « distanciation sociale » devenue une norme, et à l’inverse la vie sauvage et la nature qui retrouvent leur éclat. Aurait-on pu imaginer cela quand on se souhaitait distraitement les voeux de bonne année en janvier dernier ?

Situation inédite. Invraisemblable et indescriptible. Dramatique (surtout quand la santé est atteinte). Inquiétante pour tous (l’économie à l’arrêt, nous allons être nombreux à y laisser des plumes et peut-être à ne pas pouvoir nous relever). Fascinante aussi, car jamais le lendemain, proche comme lointain, n’a été ainsi remis en question…

Et si on pouvait entretenir l’espoir que quelque chose de positif naisse de cette crise ? Une prise de conscience globale de l’absurdité du fonctionnement de nos sociétés actuelles, et un rejet des engrenages d’un système mondialisé malade qui nous ont précipités dans cette crise ? On peut toujours rêver…

En attendant mes animaux me font garder les pieds sur terre, car au final le confinement ne modifie guère la vie quotidienne quand on est éleveur, je n’ai pas davantage de temps pour la télé (que je n’ai pas), les réseaux sociaux, ou toute autre activité « de confinement » véhiculée par le Web, ce réseau nourricier dont nous sommes tous devenus ultra-dépendants (en mal chronique d’une connexion stable sur ma ligne fatiguée au fond de ma campagne, je me trouve bien en peine, les jours sans, pour garder contact avec mes clients ou réaliser les taches administratives !).

REFLET de KerLA Education à la longe

Donc la vie de la ferme continue…

En mars, en plus du travail de nourrissage et de nettoyage quotidien, ce sont les sevrages qui se poursuivent, les jeunes qu’il faut éduquer au licol et à la marche en longe, l’ouverture de pâtures d’herbe nouvelle à tout ce petit monde, avec la vérification des clôtures, des barrières à fabriquer…

Début mars deux petits gars sont partis rejoindre leur nouvelle famille sur Lyon : ROMÉO et RAFT… Deux grands copains qui partent ensemble, le rêve pour un éleveur.

NIAOULI de KerLA

Les autres départs prévus aussi en mars, eux, se trouvent reportés à cause du confinement :

– mon étalon NIAOULI ne rejoindra finalement son nouveau lieu de vie (et de travail) dans l’Allier qu’après la reprise de la circulation. Il aura ainsi le plaisir de faire quelques saillies ici avant de partir 🙂

– les deux petites jeunes RÉBÉA et RAFALE, qui partent ensemble vers une nouvelle vie, attendront aussi la fin de crise pour rejoindre la Charente-Maritime.

 

Visites d’élevage, visites d’achat et stages resteront bien entendu suspendus aussi longtemps qu’il faudra.

Bon courage à tous pour traverser cette période difficile.

 

 

 

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